France

En Iran :

La répression politique et la lutte grandissante des travailleurs

  • La représentions iranienne aux assises de l’Organisation Mondiale du Travaille est entièrement constitué de personnes sélectionnées par le régime de la république Islamique. Les représentants soit disant ouvriers du régime envoyés à la réunion, appartiennent en réalité aux organisations dépendantes du gouvernent, de l’assemblé suprême des représentants des ouvriers, des conseils islamiques du travail et le foyer suprême des associations professionnelles ouvrières. Toutes ces formations ont été créés essentiellement pour contrôler et réprimer les travailleurs. La répression des organisations ouvrières, la collaboration avec les forces de sécurité du régime et matraquage des militants authentiques font partie des devoirs de ces organisations noires soit disant ouvrières ! Les responsables de ces organisations se vantent de leur appartenance au régime ! Par exemple, Monsieur OwliaAliBeygui, le président du Foyer Supérieur des conseils Islamiques du Travail, qui, cette année aussi comme les autres années, fait partie de la délégation des travailleurs iraniens à la conférence de Genève, se proclame : « avant d’être le représentant des ouvriers, je suis un soldat du guide suprême ». En raison de leur agissement et leur appartenance, ces organisations n’ont aucune base valable parmi les travailleurs. En envoyant les représentants de ces organisations aux assises de l’Organisation Mondiale de Travail, le régime islamique veut faire croire qu’en Iran, les travailleurs jouissent du droit de s’organiser librement et ceci n’est qu’un mensonge évident !
  • La République Islamique est membre de l’Organisation Mondiale du Travail. Ce régime viole et piétine beaucoup de protocoles d’accords fondamentaux de cette organisation, en particulier les protocoles 87 et 98 concernant le droit à la création des organisations indépendantes et les conventions collectives. Les organisations indépendantes que les ouvriers et les enseignants ont réussi à créer, sont systématiquement réprimées. Un grand nombre de dirigeants et militants de ces organisons ont passé des années dans les prisons et d’autres militants sont déjà condamnées et attendent l’exécution de leur peine ou sont encore dans les prisons. Par exemple, cinq enseignants appartenant au foyers professionnels des enseignants, Messieurs Ismaël Abdi, Mahmoud Béhéshti-Langueroudi, Mokhtar Assadi, Mohammad Habibi et RouhollahMoradi sont en prison et Messieurs DavoudRazavi et Ibrahim Madadi, membre du syndicat de SherkatéVahed de transport de Téhéran et Banlieu, qui ont déjà été emprisonnés sont de nouveau condamnés à la prison.
  • L’année dernière, dans trente unités de production, plus de 400 travailleurs ayant protesté contre les conditions de travail, ont été licenciés. Les travailleurs de Hepco et de AzarAb à ARÂK, qui se sont réunis pour protester contre le non payement de leur salaire, ont été attaqué par les forces de sécurité et de l’ordre et grand nombre d’entre eux ont été blessés et traumatisés. De même, les forces de l’ordre ont attaqué le rassemblement pacifique de protestation des travailleurs de HaftTappeh et les ont battu et blessé ! Dans 4 unités de production, 58 ouvriers qui ont protesté, ont été arrêté et deux de ces arrestations ont été opéré dans la nuit et en envahissant les domiciles des travailleurs. Tout au long de cette année, 15 militants ouvriers et enseignants ont été arrêté et le harcèlement et les menaces et répression des militants ouvriers, des enseignants, des organisations et des organismes indépendants ont continué sans relâche !
  • Le régime de la République Islamique envoie ses sbires et mercenaires aux assises de l’Organisation Mondiale du Travail dans le but de se donner une image de juste et de dissimuler les difficultés des travailleurs d’Iran mais, en même temps condamne les travailleurs à la sentence éhontée et moyenâgeuse de flagellation. Ainsi pour terroriser et en même temps contrôler les protestations ouvrières, la sentence est mise en exécution en public ! Ainsi, à la suite de la protestation de 350 travailleurs de la mine d’or d’Agh-Darreh située dans le département d’Azarbïdjan occidental, 17 d’entre eux ont été condamnés de 50 à 100 coups de fouet et de longues peines de prison : pour 8 d’entre eux la sentence de flagellation a été mis en exécution au mois de mai 2016. Ces ouvriers avaient protesté contre leur licenciement.
  • En réalité, la République Islamique d’Iran est l’un des régimes le plus criminel et le plus sanguinaire au monde ! Ce régime ne reconnait aucun droit aux travailleurs et population sous son règne. La liberté d’expression, d’opinion, d’organisation, de grève et de toute autre lutte ou rassemblement de protestation, y sont sévèrement réprimés. Près de quatre décennies, la prison, l’exécution, la torture et licenciement ont été la réponse constante de ce régime aux travailleurs et à tous ceux qui ont osé de combattre la situation.
  • Le régime qui domine l’Iran est un régime religieux et conformément à sa constitution sa légitimité ne s’émane pas du peuple mais de Dieu. Malgré cela, ce régime est un solide défenseur du capitalisme et depuis la fin des années 1980, il exécute assidument les politiques économiques néolibérales et droitières du capitalisme mondial. Comme partout ailleurs, ces politiques économiques néolibérales ont augmenté gravement la fissure entre les classes en Iran aux dépens de la classe ouvrière et dans l’intérêt des classes capitalistes (les « un pour cents ») qui sont essentiellement constituées des bandes financières et économiques liées au régime.
  • Bon nombre d’industries ont été cédé au secteur privé et surtout à la famille et aux proches des dirigeants du régime. La santé, les soins et l’enseignement ont été privatisés au maximum. Les aides alimentaires aux pains, eau et énergie ont été supprimés. Le budget du bien-être social a énormément baissé et tous les autres aides collectifs ont été transformés en marchandises et devenu des sources de profits pour la minorité des « un pour cent » de la population. En plus, la cupidité insatiable pour engranger des revenus et profits et négligence envers la protection des forêts, des pâturages, des rivières, des lacs, des nappes phréatiques et de manière générale tout l’environnement, a mis le pays au bord de la catastrophe environnementale.
  • Le résultat néfaste de ces politiques économiques, pèse avant tout sur le dos des travailleurs ; de sorte que plus de 90 pour cent de travailleurs n’ont pas de sécurité d’emploi ; au lieu de contrat à durée indéterminé, ils sont embauché avec des contrats provisoire, blanc-seing et par le biais des sociétés d’intérims. Ils sont à tout moment exposés au licenciement et chômage. De même, la baisse continue des salaires réels, a poussé de grands secteurs des travailleurs au fond du gouffre de pauvreté et misère. Le minimum officiel du salaire des travailleurs en Iran est actuellement 120 Dollars par moi alors que la ligne de pauvreté se situe officiellement et suivant les statistiques gouvernementales à cinq fois plus haut que cette valeur !
  • Depuis des années, un grand nombre de travailleurs dans divers parties du pays et dans divers branches d’activités, sont en prise avec le problème de retard dans le versement des salaires ; à cause des déficits d’un grand nombre d’industries ou la cupidité insatiable des employeurs, les ouvriers travaillent pendant des mois et parfois plus d’un an, sans qu’aucun salaire ne leur soit versé ! Par exemple, près de cinq mille travailleurs du complexe de canne à sucre de HaftTappeh ainsi que plusieurs milliers de travailleurs du complexe d’acier d’Ahwaz au sud d’Iran, ont fait grève durant des mois et ont organisé des rassemblement et manifestations pour réclamer le payement de leur salaires qui n’ont pas été versé depuis plusieurs mois. Malgré l’intervention des forces de l’ordre, des arrestations et des tabassages en règle des travailleurs, ce mouvement continue encore.

————————————

  1. Le chômage est un autre problème de la classe ouvrière sous la République Islamique. Alors que les statistiques officielles montrent que le chômage est d’environ 12% et le nombre de chômeurs est d’environ 2,5 millions, les experts économiques indépendants affirment que le taux de chômage est au moins deux fois plus élevé que le taux officiellement déclaré par le régime. Le taux de chômage chez les jeunes et les femmes atteint entre 40 et 50%.
  2. Alors que la grande majorité des Iraniens, aux prises avec d’énormes problèmes économiques,vit sous le seuil de pauvreté. De temps à autredes nouvellesde corruption notamment de détournements de fonds et de pillage des biens publics par les autorités ou les gangs proches de gouvernement sont divulgués dans les nouvelles officielles. En fait, les factions au sein du gouvernement en compétition pour obtenir la richesse et le pouvoir révèlent officiellement le nom et les montants de vol en milliards. Selon les normes internationales, le régime islamique d’Iran est l’un des gouvernements les plus corrompus parmi les régimes capitalistes.

 

  1. Les travailleurs, les enseignants, les infirmiers, les femmes, les étudiants, les retraités et les intellectuels, malgré les dévastations socio-économiques imposées par le régime, n’ont pas été les victimes silencieuses. Pendant près de quatre décennies sous le régime capitaliste de la République islamique, ces couches de la classe ouvrière iranienne se sont courageusement battues pours leurs droits les plus élémentaires. Leurs luttes se sont généralisées et intensifiées, surtout ces dernières années. Par exemple, Au cours des dernières années, en moyenne, environ trois grèves, rassemblements et manifestations ont été organisés quotidiennement par des travailleurs dans tout le pays. Dans le cadre de certaines de ces manifestations, des milliers de travailleurs ont organisé des grèves, se sont rassemblés devant les bureaux ou entités du gouvernement pour protester. Au cours des mêmes années, les enseignants ont manifestés à plusieurs reprises dans différentes parties du pays.

    13. La dernière et la plus grande de ces manifestations ont eu lieu fin décembre 2017 / début janvier 2018. Dans cette période, les ouvriers, les travailleurs, les jeunes, les vieux, et l’ensemble des opprimés s’organisent simultanément et se joignent aux manifestations de rue dans près d’une centaine de villes du pays pendant plus d’une semaine. Le lancement synchronisé des slogans économiques et politiques a été une caractéristique importante de ces manifestations.
    Les slogans de “Mort au dictateur” et “Mort à Khamenei” ont été les mots d’ordre dans ces manifestations énormes et étendues. Les manifestants ont également scandé des slogans contre les interventions militaires du régime au Moyen-Orient. En tant que politique habituelle, le régime islamique s’est appuyé sur ses armes perpétuelles de répression dans sa confrontation avec le peuple; Plus de 20 manifestants ont été tués par les forces de sécurité et plus de 4000 manifestants ont été arrêtés et emprisonnés. Depuis, certains d’entre eux sont libérés sous caution (des cautions excessivement élevés) et plusieurs d’entre eux sont toujours en prison et ont été condamnés à des peines d’emprisonnement. Le régime comme d’habitude a réprimé sauvagement les manifestations, et a pu empêcher la prolongation des manifestations et faire taire le soulèvement, mais beaucoup d’analystes politiques disent que le feu est sous les cendres et peut flamber à tout moment.

 

14.Peu de temps après le soulèvement de janvier, dans sa continuité, pour protester le voile obligatoire, une jeune femme,dans l’avenue Enghlab( Révolution), monte sur un coffret électrique en agitant son voile au bout d’une perche,  Elle a été arrêtée et a récemment été libérée  sous caution. Mais ce geste courageux  continue d’être répété par plusieurs femmes,bien qu’elles soient régulièrement agressées ou arrêtées par les forces de sécurité. Ce mouvement est populairement connu sous le nom de “Les filles de la rue de la révolution”. Le mouvement est maintenant devenu l’un des exemples emblématiques de la lutte acharnée des femmes iraniennes pro-égalitaires pour défier les politiques anti-femmes du régime.

  1. Après avoir été gouverné par le régime capitaliste islamique en Iran pendant 40 ans, le fossé entre les classes s’est intensifié d’une façon sans précédent et les statistiques officielles montrent que la majorité du peuple iranien vit en dessous du seuil de pauvreté et plus d’un tiers de personnes vit sous le seuil de pauvreté absolue. L’intensification de l’exploitation des travailleurs et la pauvreté qui leur est infligée détruisent l’économie iranienne. Et le régime islamique est confronté à une crise structurelle majeure et il est profondément dans l’impasse. Les travailleurs etetla grande majorité des gens ne sont plus en mesure de supporter la situation et veulent un changement fondamental de la situation. Toutes les preuves suggèrent que l’Iran est au bord d’une crise politique importante et de la transformation.
    Dans ces circonstances, le gouvernement Américain, sous la présidence de Donald Trump, en compagnie des  régimes réactionnaires de la région, en particulier l’Arabie saoudite et le régime raciste d’Israël, en utilisant le mécontentement général du peuple iranien , cherche un moyen d’intervenir en Iran pour imposer son hégémonie ainsi que pour promouvoir sa politique réactionnaire dans la région. Ce genre d’intervention  en  l’Irak, en Libye ou enSyrie  nous a bien montré que ces tentatives n’apportent que la guerre, la destruction, l’itinérance et rien de plus pour les Iraniens et les autres pays de la région.

 

Les travailleurs iraniens ont montré à plusieurs reprises qu’ils peuvent par eux-mêmes déterminer leur propre destinée politique. En outre, dans l’esprit de la solidarité internationale, il est du devoir de toutes les organisations ouvrières mondiales et des forces progressistes de défendre et soutenir les luttes des travailleurs pour la liberté et la justice sociale et  montrer leur opposition contre toutes sortes d’intervention destructrices des puissances régionales.

 

Publié par Alencontre le 2 – mars – 2018

Par Houshang Sepehr

Dans les livres d’histoire de l’Iran moderne, la première semaine de janvier 2018, qui a connu une vague de soulèvements populaires dans de nombreuses villes du pays, sera enregistrée comme une nouvelle étape historique. Un tournant après lequel la scène politique iranienne n’a plus été la même.

Indépendamment des conséquences immédiates de cet évènement :

– soit le mouvement des salarié·e·s et populaire imprimera de façon déterminante sa marque sur l’évolution du mouvement,
–soit celui-ci sera écrasé de façon sanglante.

En attendant, une chose est certaine: il sera désormais impossible pour le régime actuel de continuer à gouverner comme avant. Les manifestations récentes ont miné tous les fondements politiques, culturels et idéologiques du régime capitalisto-islamique, ainsi que le mythe de ce qui est appelé la «révolution islamique».

Les faits et les chiffres

Les manifestations qui ont commencé le 28 décembre 2017 à Mashhad, la deuxième ville d’Iran, se sont rapidement étendues à plus de 80 villes, dont Téhéran, la capitale, et Qum, la capitale religieuse. Les participants étaient pour la plupart des jeunes de moins de 30 ans, mais dans certains cas des parents avec leurs enfants. Certains bâtiments officiels et banques d’Etat ont été incendiés par les manifestants. Des portraits de Khamenei et Khomeiny, les deux symboles du pouvoir en place, ont été brûlés ainsi que le drapeau du régime.

Par rapport aux manifestations de masse ayant eu lieu en 2009 après l’élection frauduleuse d’Ahmadinejad à la présidence, ces manifestations présentent plusieurs différences importantes:

Dès le premier jour, elles s’opposent directement à la pauvreté et à la corruption systémique;

Elles incluent la large participation de la classe ouvrière (du prolétariat), beaucoup de chômeurs et de retraités, des hommes et des femmes;

A partir du troisième jour, elles se politisent et se radicalisent rapidement. On entend des slogans réclamant la fin de la République islamique, la mort du Guide suprême Khamenei, du président Rohani (la traduction libérale de Rohani: «le clergé»), des «gardiens de la révolution», ainsi que la fin de l’intervention militaire de l’Iran en Syrie et au Liban;

Dans certains cas, des femmes ont courageusement enlevé leur foulard ou leur voile dans les lieux publics, et ont encouragé d’autres à suivre leur exemple;

Après le choc et la confusion des deux premiers jours, le régime toutes tendances confondues (les durs, les intégristes, les modérés et les réformateurs) a décidé d’écraser violemment la protestation de masse par tous les moyens. Le bilan est lourd: selon les autorités, 27 morts dans les rues, 4972 arrestations, dont à ce jour 12 morts sous la torture en prison et 493 toujours en détention.

Depuis la révolution 1979, ce soulèvement est le premier événement de grande envergure qui porte la marque de la lutte de classe et l’absence de tout signe, symbole, personnalité et slogan religieux. Les manifestations reposaient sur celles et ceux n’ayant pas de place dans les discours dominants: les sans voix sans chef, ni guide, ni organisation. Les foules qui se sont mobilisées mêlaient ouvriers et ouvrières, étudiant·e·s, jeunes et retraité·e·s.

Jamais les plus pauvres, les marginaux des villes, les masses habituellement silencieuses et discrètes ont été si nombreuses dans les rues: travailleurs précaires, marchands ambulants, travailleurs saisonniers ou temporaires, sans emploi.

Ces manifestations comportaient une dynamique explosive en raison de leur couverture géographique, de la radicalité des slogans et la diversité des approches. Il s’agit d’un phénomène inédit depuis la révolution 1979. Les règles du jeu politique ont été soudainement changées. Celles et ceux qui avaient été relégués au plus profond de la politique habituelle se sont soudainement levés et ont imposé leur langage et leur manière de faire. 

Economie politique des émeutes

Ceux qui expliquent que «des mains invisibles» auraient été derrière la révolte devraient commencer par regarder celle, bien visible, de la crise économique et sociale. Ce sont elles qui ont déclenché les émeutes socio-économiques et politiques. Tous les dictateurs face aux crises sociales parlent de «complot». Ils sont suivis par certains de leurs amis campistes se réclamant de la «gauche anti-impérialistes». La seule «conspiration» est celle du système bourgeois-clérical dont la logique est contraire aux intérêts de la majorité de la population. Le processus accéléré de prolétarisation des petits producteurs, ainsi que l’ampleur de l’effondrement des couches intermédiaires ont creusé un profond fossé entre le capital et le travail.

Sans aucun doute, les racines profondes de cette crise se trouvent dans le mode de production capitaliste et la mondialisation. Mais en Iran, ce qui a augmenté la gravité de la crise et l’a rendue explosive, c’est le déploiement d’une politique économique militariste néolibérale durant les deux dernières décennies.

Le processus de redistribution de la richesse du pays vers les bandes capitalo-mafieuses détenant le pouvoir politique, ainsi que la corruption astronomique aux dépens des couches populaires très appauvries, a commencé dans les années 1990, aux lendemains de la guerre entre l’Iran et l’Irak. Cette redistribution des richesses a eu lieu par le biais d’une accumulation accélérée et sauvage du capital reposant sur la destruction des petites exploitations agricoles et entreprises artisanales, des importations massives et la privatisation de biens publics à des prix dérisoires.

En janvier 2017, les sanctions économiques contre l’Iran ont été levées suite à la signature, le 14 juillet 2015, de l’accord sur le nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances. Rohani et son gouvernement se vantaient alors d’avoir obtenu un succès politique et surtout économique énorme. Les économistes iraniens à son service, néolibéraux disciples de l’Ecole de Chicago, de Hayek et de Friedman, présentaient des chiffres vantant les succès de la politique d’économie de Rohani.

Et aujourd’hui que voit-on? Des émeutes contre la pauvreté!

«Bien dit, vieille taupe. Comment peux-tu travailler si vite sous terre?» (Hamlet, Shakespeare). Cet animal aveugle chemine obstinément, creusant avec patience ses galeries dans l’épaisseur obscure de l’histoire. Elle surgit ensuite parfois en plein soleil. Elle incarne le refus, dans les moments difficiles, de se résigner à toute idée de «fin de l’histoire».

Quand les masques tombent

Ce mouvement, qui a notamment pris pour cible le Guide suprême Khamenei a de multiples causes.

La chute terrible du niveau de vie des travailleurs, de différentes couches populaires, et de la petite bourgeoisie;

La déception de la base sociale du régime face à l’évolution de la situation, et sa frustration face à l’incapacité de celui-ci (tous courants confondus) à améliorer les conditions de vie;

Le choc provoqué par la non-tenue des promesses électorales de Rohani, ainsi que le basculement rapide du gouvernement vers une politique droitière et ultralibérale dès les premières mesures prises au début de son deuxième mandat présidentiel;

L’émergence d’une nouvelle couche appauvrie dont le surnom peut être traduit par «les dépouillés». Il s’agit de centaines de milliers des gens ordinaires ayant perdu leurs maigres épargnes suite à des escroqueries bancaires à grande échelle commises avec la complicité du gouvernement.

Ces escroqueries coïncident avec la révélation du niveau astronomique de la corruption des personnes au pouvoir.

Les slogans comme «Notre pays est un foyer de voleurs, il est le plus corrompu du monde» soulignent le dégoût de la population face aux niveaux astronomiques de corruption du régime.

En dépit d’une censure rigide, la rivalité croissante entre les factions du régime, en particulier après la signature de l’accord nucléaire, a permis à la corruption d’entrer dans les médias. Les gens étaient particulièrement irrités par les énormes sommes détournées (un tiers du budget du pays) vers les institutions cléricales. En ces temps difficiles, la grande majorité de la population estime que cet argent aurait dû être consacré à l’aide sociale. Il n’est donc pas surprenant qu’à côté des slogans contre la totalité du régime, il y en ait eu d’autres qui visaient le clergé en tant que groupe: «les gens mendient, les clercs se prennent pour Dieu», ou «mollah, honte à toi, lâche le pays».

Le moment tant attendu d’un règlement compte historique avec le clergé semble être arrivé.

Etudiant·e·s manifestant à Téhéran

Le tremblement de terre d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter qui a frappé l’ouest du Kurdistan iranien à l’automne dernier a montré l’incompétence et l’indifférence de l’administration, ainsi que la méfiance totale du peuple dans sa capacité à faire face. En 24 heures, les habitants de Kermânchâh, la ville la plus proche de l’épicentre du tremblement de terre, ont envoyé plus de 1000 camions chargés d’aide aux victimes abandonnées par le gouvernement. Leur exemple a été suivi par des habitants de nombreuses autres régions. C’était comme si les gens avaient perdu tout espoir que le gouvernement ait une réponse réaliste et efficace à la catastrophe.

Au final, le récent soulèvement est le résultat de la convergence de tous les points cités ci-dessus. Ce sont eux qui ont porté un dur coup aux espoirs de la population. Celle-ci a pris conscience qu’aucune faction du régime n’était mieux que l’autre. Elle a compris que la participation à la mascarade électorale, ne laissant pas d’autre choix qu’entre le mauvais et le pire, ne pouvait rien résoudre. Cette compréhension a mis fin au scénario qui a duré plus de vingt ans.

Les foules qui ont pris la rue et brûlé le drapeau du régime ainsi que les portraits de ses dirigeants n’acceptent plus les jeux électoraux, les manipulations politiques et les duperies du système. Après des décennies d’étouffement de leurs voix, leurs cris tirent la sonnette d’alarme.

Les points faibles du mouvement

Les récents soulèvements ont été spontanés et sans organisation. Des milliers de noyaux et de réseaux horizontaux organisés autour d’activistes des droits civiques et de militants sociaux ont joué un rôle de premier plan dans l’initiation et la coordination des mouvements.

A l’ère des satellites et de l’internet, le recours aux nouveaux moyens de communication a fourni des moyens supplémentaires pour développer et organiser des mouvements collectifs et facilité l’expression de la spontanéité et de l’horizontalité.

C’est en particulier le cas dans les pays à régime dictatorial où les organisations politiques, syndicales et associatives sont embryonnaires. Il en a été ainsi lors des événements récents en Iran. Leur caractère spontané a sans doute été au début un point d’appui important pour démarrer le mouvement et en permettre la sécurité. Mais celle-ci ne garantit ni la persistance, ni le développement de la mobilisation. Son leadership dispersé et disparate, tout en reflétant la diversité sociale et politique de la population, n’est pas nécessairement une réponse à la nécessité de convergence et de consolidation.

Dans les mobilisations de début janvier 2018, une convergence a eu lieu concernant les slogans désignant ce que les manifestant·e·s voulaient voir disparaître: «Non à…» ; «A bas…»; «Mort à…», etc. Mais les «slogans positifs», concernant ce qu’ils souhaitent voir apparaître étaient toujours absents. Ces mobilisations sont restées un mouvement de protestation qui sait ce qu’il ne veut plus, mais qui n’a pas encore trouvé ce qu’il veut à sa place.

En l’absence d’organisation et de leadership représentant une alternative progressiste claire au régime, ces manifestations sont destinées:

  • soit à l’échec et à subir la répression,
  • soit à être manipulées par des intérêts étrangers,
  • soit à être détournées par le premier démagogue populiste venu.

C’est à ce stade, que de nombreuses forces politiques représentant des intérêts de classes antagonistes vont essayer de prendre le contrôle du mouvement et de le dévoyer de ses propres fins.

Il n’est pas surprenant que Donald Trum – qui deux mois auparavant a interdit aux citoyens iraniens d’entrer aux Etats-Unis, les accusant de terrorisme – devienne tout d’un coup un «ardent ami» des peuples révoltés d’Iran.

Pas surprenant non plus que Reza Pahlavi, le fils du shah détrôné (qui a passé ses dernières quatre années dans les boîtes de nuit et les casinos de Las Vegas), se prétende être au côté du mouvement ouvrier iranien et se permette de lancer un appel à la grève générale!

Si nous voulons que ce soulèvement, comme tant d’autres, ne s’éteigne pas comme une étincelle, mais qu’il perdure et aboutisse, il faut surmonter ses points faibles. La prise de la conscience historique, politique et de classe, ainsi que les capacités propres d’un mouvement collectif sont des facteurs déterminants dans la survie et la consolidation de celui-ci. D’où vient l’importance d’un leadership indépendant, organique et persistant. Non seulement dans sa loyauté envers les intérêts politiques et de classe des exploité·e·s, mais aussi dans la lutte contre les tentatives de manipulation.

Ceci n’est pas seulement une condition pour la structuration du leadership décentralisé actuel, mais aussi pour répondre à la nécessité d’intégrer les leçons des expériences du passé, ainsi qu’au développement d’une conscience politique de classe avec un programme articulé sur les intérêts des masses laborieuses.

Et maintenant?

Il est certain que ni la répression policière, ni la duperie démagogique et idéologique ne pourront être en mesure de dissimuler et de résoudre les contradictions existantes, ni colmater la brèche ouverte par ce soulèvement. Avec certitude on peut prédire que le prochain soulèvement ne mettra pas longtemps à venir.

«Les révolutions prolétariennes, par contre, comme celles du XIX° siècle, se critiquent elles-mêmes constamment, interrompent à chaque instant leur propre cours, reviennent sur ce qui semble déjà être accompli pour le recommencer à nouveau, raillent impitoyablement les hésitations, les faiblesses et les misères de leurs premières tentatives, paraissent n’abattre leur adversaire que pour lui permettre de puiser de nouvelles forces de la terre et de se redresser à nouveau formidable en face d’elles, reculent constamment à nouveau devant l’immensité infinie de leurs propres buts, jusqu’à ce que soit créée enfin la situation qui rende impossible tout retour en arrière, et que les circonstances elles-mêmes crient: c’est ici qu’est la rose, c’est ici qu’il faut danser »

Karl Marx (Le 18 brumaire de Louis Napoléon Bonaparte)

Les images de la répression brutale contre la jeunesse, les travailleurs et les femmes d’Iran ont provoqué une vague d’indignation dans le monde entier. Vu la lâcheté des opposants bourgeois-cléricaux «réformistes», et que le système dans sa totalité est défié par le bas, la route est maintenant ouverte, mais elle sera longue et difficile.

Il n’est pas difficile d’en discerner les raisons. Le régime a prouvé qu’il n’a aucune difficulté pour imposer une répression encore plus sauvage. Le régime iranien n’est pas seulement un régime capitaliste, mais c’est aussi un régime idéologique, organisé de façon fasciste, et il combattra pour survivre. Il a des forces militaires puissantes, ainsi qu’une milice paramilitaire bien organisée ayant des intérêts financiers propres très importants.

Il est difficile de prévoir ce qui se produira. Cependant, on peut être sûr que rien ne sera plus comme avant. Il s’agit donc d’une très importante, délicate et longue confrontation. Il est essentiel que celles et ceux qui luttent en Iran obtiennent un large et efficace soutien des forces de gauche, ainsi que des progressistes. La lutte pour la démocratie et les libertés civiles doit être une des dimensions de nos combats communs.

Notre association Solidarité Socialiste avec les Travailleurs en Iran (SSTI), en défendant les intérêts des travailleurs d’Iran, en maintenant une position ferme et constante, à la fois anti-impérialiste et d’opposition au régime, fera tout son possible pour étendre et relayer une grande campagne de soutien aux luttes du peuple iranien.

Nous cherchons à agir avec toutes les forces iraniennes et internationales qui partagent ces principes. Il n’est par contre pas possible de nous unir aux défenseurs de l’une ou de l’autre faction du régime, ni à ceux qui souhaitent la guerre ou des sanctions étrangères, dans l’espoir d’éviter ainsi un changement par le bas. Nous ne suspendrons pas nos critiques contre ceux qui tolèrent la guerre impérialiste ou les sanctions économiques, soit des mesures qui nuisent en premier lieu aux travailleurs et travailleuses, aux masses populaires d’Iran. (27 février 2018)

 

loi du travail interdit aux employeurs d’infliger une amende aux travailleurs sur leurs salaires

Un expert en relations de travail, citant la législation du travail, a qualifié les amendes infligées aux des salaires des travailleurs d’inappropriées à la loi, et constituant une action anti-travail délibérément néolibérale.

Selon un rapport publié le 9 Bahman 1396 (29 Janvier 2018), les amendes et leur déduction des salaires des travailleurs, ont provoqué des plaintes et protestations des employés des unités de fabrication, usines, services, et certains départements du secteur privé ces dernières années.

Selon les contrats rédigés par certains employeurs, des amendes vont minorer leurs droits dans des cas comme des retards, défauts de fourniture des produits de qualité (selon les attentes et les goûts de l’employeur) etc. Pour ce motif des protestations et manifestations des travailleurs dans tous les secteurs ont eu lieu, aboutissant même à des plaintes auprès du bureau du travail. La main-d’œuvre réclamait également un reçu des salaires d’un mois comportant des amendes de l’employeur, ce qui peut être légalement vérifié.

Farshad Ismaili (expert en relations de travail), à propos des amendes que nous avons vu se multiplier dans les contrats au cours des dernières années, a examiné la loi, et déclaré: par le passé, la relation entre le travailleur et l’employeur faisait partie du contexte du droit privé. Les conditions de travail faisaient l’objet d’un accord entre  travailleur et employeur. Ce dernier, comme propriétaire des moyens de production dans ces circonstances, avait toujours le dessus concernant les termes du contrat, dans lequel ne figurait aucune référence juridique, donc aucune discussion sur la protection des droits du travail n’était possible. Mais, grâce à l’insistance des travailleurs et des militants syndicaux, les droits du travail ont quitté le «droit privé» et font partie maintenant du «droit public». Mais les employeurs, le gouvernement, les économistes veulent s’en tenir au passé, cet-à-dire la mentalité néolibérale selon laquelle la loi et les droits au travail relèvent «du droit privé» donc du droit de l’employeur à agir selon la logique de rentabilité et non la protection du travailleur. Monsieur Ismaili rejette le statut des contrats avec amende sur le salaire, et a déclaré que des contrats pouvant prescrire une amende de la part de l’employeur pour le travailleur, constituent une violation de l’article 45 du Code du

Traduction du : “conseil de solidarité avec le mouvement ouvrier – Paris” – 18 fév. 2018

اخذ جریمه از کارگران توسط کارفرما خلاف قانون کار است

یک کارشناس روابط کار با اشاره به موارد حقوقی قانون کار، اخذ جریمه‌های نامتعارف از دستمزد کارگران را منافی قانون و عملی ضدکارگری و نئولیبرالی توصیف کرد.

برپایه گزارش منتشره بتاریخ9بهمن،یکی از مسائلی که در سال‌های اخیر موجب بروز برخی شکایات و اعتراضات در میان کارگران و کارکنان واحدهای تولیدی، خدماتی و حتی برخی ادارات مرتبط با بخش خصوصی شده است، بحث اخذ جریمه‌ و کسر حقوق از کارگرانی است که بنابر قراردادهایی که توسط برخی کارفرمایان ارائه می‌شود، در صورت بروز مواردی مانند تاخیر، عدم ارائه محصول با کیفیت (بنابر انتظار و سلیقه کارفرما) و مواردی از این دست، از حقوقشان کسر می‌شود. اعتراضات در این زمینه گاه به تجمعات کارگری و حتی شکایات به اداره کار نیز رسیده و در مواردی نیروی کار مدعی شده کل حقوق یک ماه به‌ صورت جریمه توسط کارفرما اخذ شده است. اقدامی که از نظر حقوقی قابل بررسی است.

فرشاد اسماعیلی (کارشناس روابط کار) با اشاره به بحث اخذ جریمه‌هایی که در سال‌های اخیر شاهد موارد بیشتری از آن در قراردادها بوده‌ایم؛ ضمن بررسی حقوقی این امر گفت: در گذشته ارتباط میان کارگر و کارفرما ذیل «حقوق خصوصی» مطرح بود. شرایط کار تابع توافقی بود که کارگر و کارفرما میان خودشان می‌بستند و از آنجا که در این شرایط کارفرما صاحب وسایل تولید بود، همواره دست بالا را در قرارداد کار داشت. در این قراردادها هیچ قانونی حاکم نبود و اساسا صحبتی از اصول حمایتی حقوق کار در میان نبود. اما با پافشاری کارگران و فعالان کارگری، حقوق کار از دوره “حقوق خصوصی” عبور و وارد دوره “حقوق عمومی” شد.

این حقوقدان با بیان اینکه گویا هنوز کارفرمایان، اقتصاددانان و دولت می‌خواهند به دوران «اجاره کارگر» برگردیم، بیان کرد: ذهنیت نئولیبرالی موجود در کشور‌ بر این باور است که قانون و حقوق کار ذیل “حقوق خصوصی” قرار بگیرد تا دست کارفرما بازتر شود و «منطق سودآوری» جای «حمایت از کارگر» را بگیرد.

اسماعیلی با انتقاد از وضعیت قراردادهای دارای بند جریمه کسر حقوق، اظهار کرد: یکی از روش‌های این عقب‌گرد به دوران «اجاره اشخاص» در حقوق کار، همین تنظیم قراردادهای کار است که به درستی مورد اعتراض کارگران قرار می‌گیرد. تنظیم این قراردادها با تعیین جریمه نقدی توسط کارفرما برای کارگر در مواردی مثل تاخیر، بد بودن کیفیت کار، نافرمانی از دستورات کارفرما، مسائل انضباطی و مواردی از این دست، مغایر ماده ۴۵قانون کار و اعمال آن توسط کارفرمایان تخلف محسوب و قابل رسیدگی است.

 

Corps du message

—————————————————–

Compte rendu de la délégation de l’UL CGT
au piquet de grève des surveillants de la prison de Lannemezan
Suite au mouvement national, les agents de la Centrale de Lannemezan se sont rassemblés ce
matin, le 25/01/2018 à 6h00, pour maintenir le barrage d’accès à tous véhicules.
Une délégation de l’Union locale CGT Lannemezan s’est rendue devant la prison pour
soutenir ce mouvement.
La Directrice du site est venu pour informer des consignes qu’elle a reçu du Ministère qui veut
mettre un terme au mouvement. Elle a expliqué les sanctions qui pouvaient être appliquées à
tous les personnes présentes mais aussi à celles qui s’opposeraient à la levé du barrage par les
forces de l’ordre.
Des camarades des Hôpitaux de Lannemezan ont rejoins le barrage. Puis une assemblée c’est
tenue avec les personnes présentes. Dans un premier il avait été décidé de déposer les clés et
ne pas prendre la relève. Une fois que toute l’équipe a été réunie, certaines personnes
voulaient prendre la relève donc tous ont décidé de le faire. Dans tous les cas c’était tous ou
personne. Puis les forces de l’ordre sont venues et le barrage a été levé vers 7h15. Il était
convenu qu’ils fassent reculer les agents dans le respect.
– Un surveillant nous expliquait : « la violence fait partie de notre quotidien. Dans les
médias ils disent que seulement ceux qui sont radicalisés, sont violents alors que 90%
de la violence viennent des petits délinquants. En annonçant que notre seul problème
est le cas des personnes radicalisés, ils cachent tout le problème. Après ils proposent
des fausses solutions comme port d’équipement ou une prime pour les surveillants qui
sont en relation avec les terroristes. Aucune de ces solutions ne supprimera le
problème. Nous attendons des vraies solutions.
– Un autre surveillant nous disait : « C’est bien d’avoir une prime mais pour tous et pas
cas par cas. Nous faisons tous à tour de rôle tous les quartiers et ils ne peuvent pas dire
qu’il y a des surveillances qui ne sont pas affectés par les agressions. Nous subissons
tous la violence. Avec une prime à la carte, ils veulent nous diviser ».
– Un jeune surveillant disait « la directrice de cette prison n’a aucune d’autorité et ne peut
pas tenir ses promesse. La moindre chose est de nous briefer sur les détenus avant de
nous envoyer dans les quartiers mais nous ne savons absolument rien des détenus ».
– Un surveillant expérimenté souffrait le martyre : « nous passons toute notre vie en
prison, nous sommes comme eux des prisonniers. On nous demande le sale boulot et il
n’y a aucune considération ni au niveau salarial ni au niveau des conditions de travail.
Ils nous proposent une prime mais on demande qu’est-ce qu’ils vont faire pour régler
le problème de la violence à l’encontre des surveillants. Les responsables ne sont pas
capables de répondre à ce problème. Et les syndicats ne sont pas capables de prendre à
coeur la question de la violence et se battre pour qu’il y a plus de moyens pour la
diminuer. A chaque fois les accords sont signés avec des gens qui sont détachés et ne
sont pas sur le terrain et ne connaissent pas la réalité de la souffrance des
surveillants ».
– Un surveillant nous disait : « La direction met de son côté le personnel administratif
pénitentiaire pour nous diviser entre nous ».
Le conflit des gardiens de prison entre dans sa 11 me journée sans que la chancellerie ne
réponde aux demandes légitimes de mise en sécurité de la profession des gardiens de prison
par une augmentation de 2500 postes de travail statutaires nécessaires au bon fonctionnement
et de conditions de sécurité d’exercice de la profession. Refuser de négocier avec les
organisations syndicales constitue une faute qui renvoie la responsabilité de l’Etat à celle d’un
Etat patron. La justice est moins bien considérée que le CAC 40, quand les patrons sont reçus
à Versailles, les surveillants sont matraqués devant leurs prisons. Ne pas donner les moyens
au Ministère de la justice de satisfaire les revendications signifie que la justice ne peut etre
appliquée , que les zones de non droits échappant à la vigilance des personnels vont se
multiplier. IL y a lieu de repenser complètement le système carcéral en créeant les conditions
avec les personnels, leurs organisations syndicales, la magistrature et l’ensemble des corps
constitués dont les associations d’entraide aux prisonniers. Il faut agir sur les causes de la
crise systémique du système capitaliste qui n’arrête pas de créer des “hommes sans foi ni

Le 30 janvier les militants de l’Union locale de Lannemezan ont accompagné la caravane nationale de la CGT des travailleurs saisonniers à la station Piau Englay. Des discussions très intéressantes on eu lieu avec les salariés de la station pendant quelques heures autour de la table de presse de la cgt.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Europe Solidaire Sans Frontières Newsletter

Iran
Iran: Bread. Jobs. Freedom – A situation moving quickly, protests diffuse

Published on 8 January 2018, by SADEGHI Armin

We are publishing this dispatch direct from an activist in Iran, trying to make some sense of the current wave of protests. The situation is moving so quickly, and the protests sufficiently diffuse, that anyone claiming to know what will happen can be disregarded. The contribution we can make is to ask questions, to look at what has happened, is happening; and only from that speculate about what might happen in the future. We hope that more will contribute to this effort in the coming days and weeks.

We have lightly edited this piece for translation issues and to add footnotes.
Protest in Zanjan, December 30 2017 Are we waging a revolution in Iran? Perhaps not. But if we perceive the essence of a revolution as “the abolition of fear”, then everyone has heard (and seen) the Iranian people (…)…
History of people’s struggles
Going back to 1979: The Left, anti-imperialism and the Iranian revolution
>
> Published on 8 January 2018, by ZAHEDI Arya

Arya Zahedi looks at the problems associated with anti-imperialist ideology during the Iranian revolution to cast light on struggles against the Islamic regime today.
The question of anti-imperialism has been much debated on the revolutionary left–particularly during most of the twentieth century. More recently, the question of imperialism has emerged once again—in regard to the wars (…)…
History of people’s struggles
Squatters and the State – Back Street Politics in the Islamic Republic

Published on 7 January 2018, by BAYAT Asef

The early 1990s saw a period of renewed urban popular uprisings in Iran, unprecedented since the 1979 revolution. From August 1991 to August 1994, six major upheavals took place in Tehran, Shiraz, Arak, Mashhad, Ghazvin and Tabriz, and there were frequent minor clashes in many other urban centers. Most of these incidents involved urban squatters concerned with the destruction in their communities. This was the case in Tehran, Shiraz, Arak, Mashhad and Khorramabad.
Table of contents Squatters and the Revolutionar Expansion Factors Government Response The sequence of urban insurrections began in August 1991, when squatters in the south Tehran (…)…
Iran
Iran: Over 1,000 people being arrested – Leftist students among those targeted

Published on 7 January 2018, by GAYLE Damien, Syria Freedom Forever
Table of contents More than 90 Iranian universit The Iranian regime is targetin More than 90 Iranian university students ’detained’ by regime Reports of over 1,000 people being (…)…
Iran
The greatest radicalisation since 1979 as Iran explodes

Published on 5 January 2018, by ASABANI Foad

What began as a small protest in Mashhad, north-east Iran, against price rises, high unemployment and other economic grievances has spread across 65-70 towns and cities around the country.

Iran
What’s behind the protests in Iran and what can you do? – Solidarity with Iranian trade unionists

Published on 5 January 2018, by TUDOR Owen

Over the New Year, a wave of protests has erupted in Iran, as people in towns all over the country took to the streets to air their grievances.
Many protests were about basic economics – unemployment or low pay, high prices for basic foodstuffs like eggs – but there have also been reports about political aspects to the protests. And because the protests have (…)…
Iran
Behind the Iran Protests – An on-the-ground report

Published on 5 January 2018, by BAJOGHLI Narges

An on-the-ground report from the protests in Iran, where citizens are torn between anger at their leaders and fears of becoming the next Syria.
Table of contents The Wages of Austerity Fears of Foreign Meddling “I’m in university now, but I know it’s a waste of time. I won’t have a job after this. I wouldn’t have a job if I (…)…
History, society, regime
Iran’s Past and Present – On the historiography of modern Iran

Published on 5 January 2018, by ABRAHAMIAN Ervand, SADEGHI-BOROUJERDI Eskandar

In this interview Ervand Abrahamian, one of the preeminent Iranian historians of his generation, speaks to Eskandar Sadeghi-Boroujerdi about his fifty-year career and the ideas that have shaped both popular and scholarly understandings of the events, political organizations, and movements that defined Iran and its politics in the twentieth century.
Whether it be his work on the communist Tudeh Party, the Iranian labor movement, the CIA-MI6 orchestrated coup of 1953, or Ayatollah Khomeini and the question of populism, Abrahamian’s writings continue to set the tone (…)…
Iran
Misreading Qazvin in Washington: On the Protests in Iran – The Iranian government has no choice but to rethink its current economic strategy

Published on 3 January 2018, by SADEGHI-BOROUJERDI Eskandar
Table of contents Appropriating “The People” Historical Precedents A Note on the US Factor Conclusion Iran has featured protests throughout several provincial cities (e.g., Mashhad, (…)…
History, society, regime
Labor and Class in Iran – Government policies, labor mobilizations, political elite, concept of class

Published on 3 January 2018, by MALJOO Mohammad, RIVETTI Paola
Paola Rivetti – Following the July 2015 signature of the Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), or “nuclear deal,” in Vienna and the progressive elimination of sanctions, huge changes in Iran’s economy are expected. (…)…
History, society, regime
Iran’s Deep State and the Revolutionary Guard

Published on 3 January 2018, by BASTANI Aaron

The protests as they stand will not bring down President Rouhani, but if the poorest of the poor take to the streets then Iran itself could be in danger.
At the beginning of March a photo emerged of Qassem Suleimani, the head of the Quds Force (the extraterritorial element of Iran’s Revolutionary Guard), smiling as he despatched troops into Tikrit, Saddam Hussein’s (…)…

History, society, regime
The Particular Features of the Islamic Republic’s Capitalism and the Need for a Humanist Alternative to Capitalism/Militarism

Published on 2 January 2018, by AFARY Frieda

There is no doubt that there are divisions within the Iranian ruling class concerning economic and political approaches. There is no doubt that Iran’s capitalism is inefficient. There is no doubt that the IRGC acts like a Mafia band. However, currently, it seems that the IRGC, the government (president and parliament) and the Guardian Jurist, are all united around the goal of preserving a strong state with a smaller social welfare sector and a much larger military sector.
Table of contents I. How Have Iranian Economists 2. What is the Accumulation…
Iran
Reflections on the Growing Anti-Regime Protests in Iran – They are different in important respects from those that arose in 2009

Published on 2 January 2018, by AFARY Frieda, JALILIAN Behrouz

In comparison to the mass protests that arose in 2009 after the fraudulent presidential election, these protests are different in several important respects. They started in the city of Mashhad on Thursday December 28 and have quickly spread to more than 40 cities.
The protests that started in the city of Mashhad on Thursday December 28 have quickly spread to more than 40 cities including Tehran, Kermanshah, Rasht, Isfahan, Shiraz, Hamedan, Kerman, Zanjan, Ahvaz, Bandar (…)…
Iran
IASWI statement on the new wave of mass protests in Iran

Published on 2 January 2018, by Alliance Internationale en Soutien aux Travailleurs en Iran (IASWI)
Mass protests in over 50 cities across Iran have been taking place since December 28th amid heavy security to raise people’s voices against massive poverty, skyrocketing cost of living, vast corruption and embezzlement (…)…Iran : La mollahrchie face à une vague de contestation
2 janvier, par KIA Babak
Depuis le jeudi 28 décembre, la République Islamique d’Iran est secouée par une vague de contestation sociale inédite depuis le mouvement de 2009 contre la réélection d’Ahmadinejad.
Les manifestations actuelles ont éclaté à Mashhad, deuxième ville du pays, avant de s’étendre à de nombreuses villes et (…)
Solidarité avec la révolte populaire en Iran !
2 janvier, par NPA
En Iran, depuis le jeudi 28 décembre, de jour comme de nuit, des travailleurEs, des chômeurEs, dont nombre de jeunes et de femmes, descendent dans la rue. Ce mouvement touche les petites comme les grandes villes, dont la capitale Téhéran.
Les manifestantEs protestent contre les difficultés (…)
Iran

Iran : le président Rohani sur la corde raide face aux manifestations
1er janvier, par GOLSHIR GhazalI
Pour sa première intervention après quatre jours de protestations en Iran, dimanche 31 décembre 2017, le président Hassan Rohani a joué les acrobates sur la corde raide. Ce modéré a semblé tantôt favoriser les manifestants, tantôt faire un geste vers ses propres adversaires conservateurs qui demandent (…)
Iran
Ce que l’on sait sur les manifestations qui se propagent en Iran
2 janvier, par Le Monde
Plus de vingt personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations. Ce mouvement est le plus important qu’ait connu le pays depuis 2009.
Il s’agit du mouvement de contestation antigouvernemental le plus important qu’ait connu l’Iran depuis la révolution verte de 2009, qui avait suivi la réélection (…)
Iran
Manifestations en Iran : « L’Etat a amplement les moyens de réprimer le mouvement »
2 janvier, par IMBERT Louis
Une vingtaine de personnes ont été tuées en cinq jours de manifestations en Iran, et le Guide suprême, Ali Khamenei, a accusé, mardi 2 janvier, « les ennemis » de l’Iran de fomenter des troubles dans le pays. Journaliste au service international du Monde, Louis Imbert a répondu aux questions des (…)
Iran
Iran : manifestations populaires contre la vie chère et le régime islamique
2 janvier, par Union syndicale Solidaires
Jeudi 28 décembre, les manifestations contre la vie chère ont commencé à Meched, la deuxième ville d’Iran. Depuis, elles ont gagné 55 villes, dont toutes les grandes villes du pays.
Cette irruption n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte de la combinaison de plusieurs facteurs dont :  la flambée (…)Iran

Iran : vent de révolte sur la République islamique
1er janvier, par ALONSO Pierre
Les manifestations entamées jeudi s’étendent dans le pays. D’abord motivé par des préoccupations économiques, ce mouvement élargit ses critiques au régime. Assez pour menacer le président Rohani ?
Ils étaient quelques centaines dans une seule ville jeudi et sont désormais des milliers dans tout le pays. (…)
Iran
Iran : Pour la quatrième nuit consécutive, des manifestants sont descendus dimanche soir dans la rue dans plusieurs villes du pays
1er janvier, par AFP
Dix personnes ont été tuées lors des pires violences en Iran depuis le début, il y a quatre jours, des protestations contre la vie chère et le pouvoir. Une contestation inédite depuis des années dans le pays.
Au lendemain de son appel au calme et à sa promesse « d’un plus grand espace pour les (…)
Iran
En Iran, des manifestants protestent contre la vie chère
30 décembre 2017, par Le Monde
Pour le deuxième jour d’affilée, des manifestations contre la hausse des prix et la corruption ont eu lieu, vendredi 29 décembre, dans plusieurs villes iraniennes. Dans l’ouest du pays, à Kermanshah, ville peuplée majoritairement par les minorités kurde et sunnite – dans un pays majoritairement chiite (…)

 

Déclaration

Liberté immédiate et sans condition pour Reza Shahabi!

Les organisations de travailleurs soussignées suivent avec attention depuis longtemps la situation de Reza Shahabi, membre du conseil d’administration du Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de la banlieue. Les activités de Reza Shahabi en faveur des droits des travailleurs en Iran se situent entièrement dans le cadre des conventions de l’OIT. Or, Reza Shahabi a été arrêté plusieurs fois pour ses activités et a passé près de six ans en années en prison.

Selon le Syndicat des travailleurs de la compagnie d’autobus de Téhéran et de la banlieue, Reza Shahabi, après avoir été ramené dernièrement en détention a été condamné arbitrairement à une prolongation de peine de prison, dont une nouvelle peine d’un an et de 968 jours supplémentaires. Il souffre de diverses pathologies causes par la torture et le manque d’infrastructures de santé en prison durant ces années. En signe de protestation, il a entamé une grève de la faim et a mis fin à la grève seulement lorsque le directeur de la prison a promis de reconsidérer toutes ces nouvelles peines d’emprisonnement. Mais rien ne s’est passé.

Nous avons appris récemment qu’il avait été victime d’un accident vasculaire cérébral en prison il y a quelques jours. Sa vie est donc en danger.

Les signataires de cette lettre s’opposent à l’emprisonnement de Reza Shahabi et exigent sa libération immédiate et inconditionnelle afin de lui permettre de bénéficier de soins médicaux appropriés correspondant à l’état de sa santé.

Nous rappelons également qu’en tant que membre de l’OIT, la République islamique d’Iran doit respecter les conventions fondamentales dont la liberté d’association et la négociation collective.

25 Décembre 2017

 

 

Statement

Free Reza Shahabi immediately and unconditionally!

The undersigned workers’ organizations have been following the situation of Reza Shahabi, a member of the board of directors of the Syndicate of Workers of the Bus Company of Tehran and the Suburbs, for many years. Reza Shahabi’s activities in defence of the rights of workers in Iran are entirely within the framework of the internationally recognized standards and the ILO conventions. Reza Shahabi has been arrested many times for his activities and has spent about 6 years in prison.

According to the Syndicate of Workers of the Bus Company of Tehran and the Suburbs, Reza Shahabi , after being recalled to prison, was sentenced arbitrarily to extended prison terms including the time he was on medical leave, which means a new one-year prison sentence and 968 extra days of imprisonment to “compensate” untold circumstances. He has suffered various diseases as a result of torture and the lack of health facilities in prison during these years. In protest he went on hunger strike and ended it only when the directors of prison promised to reconsider all these alleged new prison terms. But nothing happened.

Now we have learned that he suffered a slight cerebral stroke in prison a few days ago. His life is in danger.

The signatories of this letter object to the imprisonment of Reza Shahabi and demand solemnly his immediate and unconditional release in order to let him to profit from a proper medical care corresponding to his deteriorated health conditions.

We also recall that, as a member of the ILO, the Islamic Republic of Iran must respect fundamental ILO standards, including freedom of association and collective bargaining.

25 December 2017

Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT- France)

Confédération Générale du Travail ( CGT- France)

Fédération Syndicale Unifiée (FSU- France)

Union Syndicale Solidaires (SUD – France)

Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA – France))

Confederazione Generale Italiana del Lavoro (CGIL- Italia)

Confederación Sindical de Comisiones Obreras (CCOO – Espania)

Swedish Trade Union Confederation (LO- Sweden)

Swedish Transport Workers’ union (Sweden)

Transport Industrial and Metal Workers´Union (IF Metall – Sweden)

Swedish Municipal Workers’ Union (Kommunal – Sweden)

 

بیانیه

 

آزادی فوری و بدون قید و شرط رضا شهابی

 

سازمان های کارگری امضاء کننده، از مدت های مدیدی است که وضعیت ‏رضا شهابی، عضو هیأت‎ ‎مدیره سندیکای شرکت واحد اتوبوسرانی تهران و حومه، را با دقت دنبال می کند. فعالیت های رضا شهابی ‏برای احقاق حقوق کارگران در ایران کاملا در چارچوب معاهدات به رسمیت شناخته در سطح جهانی و سازمان جهانی کار بوده است.‏ با این وجود رضا شهابی در گذشته بارها به خاطر فعالیت های اش دستگیر شده و نزدیک به شش سال در زندان بسر برده است.

 

به استناد سندیکای شرکت واحد اتوبوسرانی تهران و حومه، اخیرا ً پس از آن که رضا شهابی را دوباره زندانی می کنند خودسرانه بر مدت محکومیت اش علاوه بر یک سال، ۹۶۸ روز دیگر هم می افزایند. رضا شهابی از بیماری های بسیاری رنج می برد که معلول شکنجه در زندان و فقدان مداوا و معالجه در طی سال های طولانی حبس می باشند. او در اعتراض به اعتصاب غذا متوسل می شود و تنها پس از آن که مدیر زندان قول تجدید نظر تمام محکومیت های اخیرش را می دهد، او به اعتصاب غذای خود پایان می دهد. اما تا به امروز به هیچیک از اعتراضات او ترتیب اثر داده نشده.

 

مطلع شده ایم که رضا شهابی اخیراً در زندان دچار سکته مغزی شده است. جان او در خطر است.

 

ما امضاء کنندگان این نامه به زندانی شدن رضا شهابی اعتراض داریم و رسماً خواستار آزادی فوری و بدون قید و شرط او هستیم تا او امکان یابد که از معالجات و مراقبت های درمانی مناسب و شایسته  برخوردار شود.

 

مضافاً خاطر نشان می شویم که جمهوری اسلامی ایران، به عنوان یک عضو سازمان جهانی کار، ملزم به رعایت تعهدات خود در قبال معاهدات بنیادی آن سازمان، از آن جمله آزادی تشکل و مذاکرات جمعی است.

 

 

پاریس، ۲5 دسامبر 2017

 

   
سندیکای س.اف.د.ت. (فرانسه) Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT- France)

 

سندیکای س.ژ.ت. (فرانسه) Confédération Générale du Travail ( CGT- France)
سندیکای اف.اس. او. (فرانسه) Fédération Syndicale Unifiée (FSU- France)
سندیکای سولیدر- سود. (فرانسه) Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA – France)
سندیکای اونسا (فرانسه) Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA – France)
سندیکای س.ژ.ای. ال. (ایتالیا) Confederazione Generale Italiana del Lavoro (CGIL- Italia)
سندیکای س.س.او.او. (اسپانیا) Confederación Sindical de Comisiones Obreras (CCOO – Espania)
سندیکای ال.او. (سوئد) Swedish Trade Union Confederation (LO- Sweden)
سندیکای ترانسپورت (سوئد) Swedish Transport Workers’ union (Sweden)
سندیکای ای.اف. متال (سوئد) Transport Industrial and Metal Workers´Union (IF Metall – Sweden)
سندیکای کمونال (سوئد) Swedish Municipal Workers’ Union (Kommunal – Sweden)

 

 

 

Syndicat des travailleurs de la régie des transports de Téhéran et sa banlieue (Vahed)
Lettre aux Travailleurs et aux organisations ouvrières de l’Iran et du monde

Reza SHAHABI est en danger de mort en prison !
Le syndicat Vahed invite tous les travailleurs et organisations ouvrières d’Iran et du monde entier à faire tout leur possible pour sauver la vie de Reza SHAHABI !
Depuis 2005, date de la réorganisation des activités de notre syndicat, ce dernier est toujours réprimé et beaucoup de ses membres ont été licenciés ou emprisonnés. Reza Shahabi, membre du Conseil d’administration du syndicat a été arrêté en juin 2010. Il a dû subir deux interventions chirurgicales du dos et du cou, en raison de mauvais traitements des agents de la sécurité gouvernementale.
Après avoir effectué une partie de sa peine en prison, Reza a pu être libéré provisoirement pour raisons médicales. Bien qu’il ait été déjà emprisonné six ans, le procureur de Téhéran l’a fait revenir en prison sous prétexte que les 3 mois de liberté conditionnelle n’ont pas été approuvés par le tribunal. Reza Shahabi a donc été obligé de retourner en prison pour que les biens de la personne qui s’était portée garante lors de sa libération provisoire ne soient pas confisqués.
Mais, à nouveau emprisonné le 9 août 2017, les autorités ont déclaré qu’il devait passer 968 jours en prison, c’est-à-dire en incluant la totalité du temps passé hors des murs de la prison pour raison médicale. Pourtant, il avait pu voir que figurait dans son dossier la décision de considérer qu’il avait effectué la totalité de sa peine le 15 septembre 2015, et de le libérer ce jour là.
Pour protester contre cette situation, Reza a entamé une grève de la faim. Au bout de 50 jours, et en raison des protestations d’envergure en Iran et dans le monde, les autorités judiciaires et sécuritaires ont promis à sa famille de traiter favorablement son dossier dans les meilleurs délais. Mais, ces dernières semaines, les autorités ont renforcé leurs pressions sur Reza pour qu’il accepte d’abandonner toute activité syndicale une fois libéré. Evidemment, Reza Shahabi a refusé de se plier aux exigences injustes des autorités en invoquant le droit des travailleurs à s’organiser au sein d’organisations syndicales indépendantes.
Lors de sa dernière visite, le 13 décembre, sa famille a constaté que Shahabi souffrait d’une paralysie faciale qui a affecté un côté de son visage et un œil. Le médecin de la prison les a informé qu’il a été victime d’une légère attaque cérébrale sans qu’il soit pour autant hospitalisé. Trois jours plus tard, le 15 décembre on l’a emmené à l’hôpital de la prison ! Les médecins avaient ultérieurement décidé de confirmer que Reza ne pouvait pas physiquement supporter l’emprisonnement et avaient demandé sa libération, Malgré cela, Réza n’avait pas été libéré, et il avait été victime d’une attaque cérébrale en prison. De plus, Reza souffre d’hypertension et a été souvent victime d’hémorragie en prison. Actuellement, il soufre de migraines douloureuses, et une partie de ses jambes sont paralysées. Il souffre également d’insuffisance rénale et de problèmes urinaires.
Le syndicat Vahed est très préoccupé par l’état de santé de Reza Shahabi. Il est fort probable que s’il n’est pas immédiatement libéré pour recevoir les soins médicaux appropriés, son état de santé s’aggravera et sa vie sera réellement en danger. Nous constatons que son emprisonnement injuste et illégal ressemble à une prise d’otage. Elle constitue aussi une violation des droits humains élémentaire. Elle est également en contradiction avec toutes les conventions internationales de l’OIT concernant la liberté d’organisation de syndicats indépendants du pouvoir. Nous demandons d’urgence à tous les ouvriers et à toutes les organisations de travailleurs d’Iran et du reste du monde d’agir avec toutes leurs forces pour la libération immédiatement et sans condition de SHAHABI, et en particulier pour sauver sa vie. Le Syndicat Vahed estime que l’ensemble des autorités du Régime Islamique, en particulier celles ayant la responsabilité des systèmes judiciaire et de sécuritaire sont responsables de la vie et la sécurité de Reza SHAHABI.
Vive la solidarité internationale des travailleurs !
Syndicat des travailleurs de la régie des transports de Téhéran et sa banlieue
17 Décembre 2017
Téhéran
Iran
vsyndica@gmail.com

 

Sur les projets de création d’emploi et de « KAJ » dans le cadre du programme de plein emploi du gouvernement ROHANI

Voici l’arrêté publié récemment par le gouvernement de Rohani concernant le plan d’embauche des stagiaires :

« Les politiques d’intervention et les plans de création d’emploi des appareils d’exécution et des organes de soutien et généraux et non gouvernementaux ont été étudiés dans le cadre des « programmes de plein emploi » au conseil supérieur de l’emploi et ont été adopté dans leur généralité à la réunion du (25 janv.  2017) et puis par le gouvernement en date de (29 mars 2017) et par le quartier générale du commandement de l’économie de résistance  le (8 mai 2017). Ce programme est dans le cadre du paquet de l’emploi et le renforcement de la force de travail numéro 8799, adopté le (19 avril 2017) par le quartier générale du commandement de l’économie de résistance »

Ainsi, le gouvernement ROUHANI a dressé l’étendard de la lutte contre le chômage et la création d’emploi par le programme KAJ « Programme de l’emploi des jeunes » ! Les plans de création d’emploi concernent les diplômés des universités et « KAJ » englobe tous les jeunes à la recherche d’un emploi. Suivant ces deux projets, les jeunes de 15 à 18 ans seront employés avec « 1/3 de salaire de base légale » (soit 2,61 dollars  ou 2,20 euros par jour), « sans la sécurité sociale » et « sans assurance retraite » pour une durée de 4 à 6 mois en tant que stagiaires. Dans ce projet, les employeurs n’ont aucune obligation d’embaucher ces stagiaires à la fin de leur contrat à un emploi provisoire ou permanent. Pourtant, à l’article cinq de la loi de travail de la République Islamique, intitulé étude et emploi, les conditions de stage et les caractéristiques des stagiaires sont détaillé.

Il est claire que le but recherché par le gouvernement dans l’adoption et l’exécution de ce genre de programmes est de contourner la loi de travail et les aliénas de son cinquième article ainsi que les lois de la sécurité sociale, pour offrir les jeunes à la recherche d’un emploi aux employeurs qui les ferais travailler pendant des mois, avec 1/3 de salaire et la suppression de tous les droits sociaux.

Parmi d’autres conséquences de ce plan il faut prévoir le licenciement des travailleurs avec des contrats à durée déterminée ; les employeurs ont la possibilité de les licencier pour les remplacer par des stagiaires à 1/3 de salaire et sans la sécurité sociale. Or le salaire minimum d’un travailleur est déjà fixé à 1/3 du seuil de la pauvreté par le gouvernement et ce plan d’embauche des stagiaires (qui fixe les salaires à 1/6 du seuil de la pauvreté) démontre la volonté délibéré du gouvernement Rouhani d’enfoncer encore plus les travailleurs iraniens dans la pauvreté absolue qu’ils s’y trouvent déjà.

Résumons : le gouvernement iranien met en place des plans qui, sous de apparences pompeuses, n’ont d’autres but que de fournir une force de travail extrêmement bon marché aux employeurs et de fragiliser encore plus la sécurité d’emploi des travailleurs et donner une apparence de baisse au chaumage.

Mais la protestation gronde en Iran et il ne se ne se passe un jour sans qu’il y ait de la grève et de manifestation des ouvriers quelques parts dans le pays. L’envoi des gardiens de la révolution et d’autres forces de répression sont l’unique réponse du gouvernement. Ainsi la République Islamique d’Iran impose par la force son système esclavagiste. L’envoie de faux représentants des travailleurs d’iran aux diverses réunions des instances internationales ne sont que des tentatives pour masquer les vérités de se qui se passe dans ce pays.

L’Alliance Internationale pour la Défense des Travailleurs d’Iran

Répression dans la République Islamique de l’Iran

Le 39e jour de la grève de la faim de Reza Shahabi

La vie de ce syndicaliste est en danger.

Selon le syndicat des travailleurs de la Compagnie des autobus de Téhéran et des banlieues, Réza Shahabi, depuis le 9 août est incarcéré à la prison de RajaiShahr et depuis cette date il  est en grève de la faim.

La famille de ce syndicaliste lorsd’une visite en prison a remarqué que la condition physique de Réza Shahabi s’est détériorée. Il a affaiblie considérablement. Il souffre de plusieurs problèmes de santé notamment des maux de tête important et l’engourdissement des pieds et des mains. Le médecin l’a examiné deux fois et a prescrit une IRM de la colonne vertébrale.

RézaShahabi est en prison à cause de ses activités syndicales. Il a étéHaut du formulaire condamné en 2010 à six ans de prison, et libéré sous caution en 2016 pour raisons médicales. Mais le 9 août dernier il était de nouveau incarcéré à la prison de RajaiShahret  cela malgré le rapport du médecin déconseillant son maintien en prison. Les autorités judiciaires ne cessent de le persécuter.

A la suite des protestations massives des organisations des ouvriers, contre la persécution du régime à l’encontre des travailleurs et leurs syndicats, une plainte est enregistrée à l’OIT contre la République Islamique d’Iran Et cette plainte est toujours en cours. Le régime a eu recours à des mensonges pour répondre à cette plainte. Il prétendait que Réza Shahabi a été libéré et est retourné au travail.

Réza Shahabipour empêcher que la prison encaisse la caution, était obligé de se présenter à la prison.Les autorités pénitentiaires d’abord lui déclaraient que dans son dossier il y a une lettre comme quoi il est libre et il peut venir pour récupérer ses affaires. Le lendemain cependant, quand il se présente à la prison ,il a été transféré dans la salle de quarantaine  et le procureur a informé sa famille que cinq mois de son congé médical ne comptent pas. En d’autre terme il était absent  en prison, par conséquent, il doit rester en prison encore des mois. En outre, il a été informé qu’en cas de non-paiement d’une amende à la fin de sa détention, il devrait être détenu pendant 355 jours.

Nous contestons contre le maintien de la détention de R.Shahabi et nous  exigeons sa libération immédiate.

 

Vive la solidarité internationale

 

« L’AllianceInternationaleenSoutien aux Travailleursen Iran » PARIS

International Alliance in Support of Workers in Iran (IASWI)- Paris

etehadbinalmelali@gmail.com

info@workers-iran.org; 

www.workers-iran.org;

www.etehadbinalmelali.com

https://twitter.com/IASWIinfo

 

————————-

Quoi de neuf à Haft-Tappeh

L’adjoint de la direction de Haft-Tappeh aux ouvriers :

Ceux qui ne peuvent pas supporter les conditions existantes peuvent démissionner et quitter l’entreprise.

A 11 heures du matin de ce jour (10 septembre 2017) et après trois mois de retard dans le paiement des salaires des mois de mai, juin et juillet, dans un acte sans précédent dans l’histoire de cannes à sucre de Haft-Tappeh, le patron a réglé uniquement les salaires fixes des ouvriers. Par conséquence, les travailleurs de diverses sections de l’entreprise, mise à part la section de l’agriculture dont les travailleurs sont occupé à l’extérieure des ateliers et dans les champs, se sont spontanément regroupés, d’abord devant l’entré de l’entreprise et ensuite devant la porte de la direction. Insolent, illégal et intimidateur, l’adjoint de la direction déclare devant les travailleurs réunis que tout ceux qui ne peuvent pas supporter les conditions existantes n’ont qu’à démissionner et quitter l’entreprise. Il est clair que les travailleurs ont vivement protesté.

Malheureusement, le silence significatif du député de la ville et du préfet et responsables départementaux de Khousestan a permis à cet individu incapable de parler aux travailleurs de la sorte ; comme s’ils étaient ses esclaves ou si on étaient à l’époque des Pharaons d’Egypte, alors qu’il devait afficher sa humiliation, avouer son incapacité et remettre la direction de l’entreprise à l’Etat! Il est clair que tant que cet employeur a devant lui des individus incapables en tant que responsables au niveau de la ville et du département, il est normal qu’il se moque de tous ; pareil à l’employeur de la « Colle Hel » de Tabriz. Monsieur le procureur et messieurs les responsables de la justice et de la sécurité de la ville et du département, sachez que face à cette injustice contre les travailleurs de cet entreprise, tant qu’il n’y a pas une réaction radicale et appropriée de votre part, vous aussi vous êtes coresponsables ! Sachez que par votre comportement, les travailleurs n’ont plus d’espoir en vous et vous laissent avec votre dieu. Ainsi, si vous n’utilisez pas la loi face à cet employeur, au moins ne faites pas de fiches de renseignements cotre les travailleurs et ne les accusez pas d’être des agents de l’étranger !

Nous disons aux responsables et au gouvernement qu’avec des employeurs incapables, ainsi que les transferts des entreprises aux rentiers, aux intimes ou des privatisations, vous faites une auto-immolation. Ainsi, non seulement l’économie de résistance ne se réalisera pas mais, en plus, les conditions actuelles de production sont aussi sur la voie de disparition.

A la suite des grèves et la pression des ouvriers sur les responsables et les actionnaires de l’entreprise, pour sortir de cette situation, l’employeur a procédé de la sorte pour régler de cette façon les salaires des travailleurs. Mais, c’est la rentrée des classes et face aux couts colossaux d’achat d’habillement, de cartable, des livres et l’inscription des enfants, les travailleurs sont désemparés et soumis aux conditions  déplorables !

Grand nombre de travailleurs de canne à sucre de Haft-Tappeh

10 septembre 2017

Message du syndicat des travailleurs de canne à sucre de Haft Tappeh

Au congrès international l’I .U.F  (Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes)

Chers camarades et collègues,

Veuillez accepter nos salutations fraternelles et notre message de soutien à l’occasion du 27eme congrès international de l’I.U.F. qui se tien du 29 août au premier septembre à Genève. Nous vous souhaitons un congrès bien réussi pour le progrès et la défense des intérêts des travailleurs et de leurs organisations à travers le monde. Nous sommes conscients qu’il faut rester unis ensemble pour faire face aux attaques des patrons, des entreprises capitalistes et des Etats contre les droits et les acquits des travailleurs.

Malheureusement, en tant qu’une organisation membre de l’I.U.F, nous ne somme pas en mesure d’êtres à vos cotés dans cette réunion importante. Vous, en grand partie, êtes au courant qu’à cause d’importantes contraintes et des privations qui nous sont imposées, y compris l’atmosphères hautement sécuritaire dans le pays, nous n’avons de la liberté d’activités ni le droit de voyager en tant que représentants syndicaux. Depuis la création du syndicat des travailleurs de canne à sucre de Hft-Tappeh, les membres de la direction, les militants du syndicat et grand nombre de ses travailleurs ont été cibles de  persécutions, de harcèlements et de poursuites judiciaires. Ces dernières semaines, nous étions témoins d’actes de répressions contre des dizaines de travailleurs de canne à sucre de Haft-Tappeh et l’augmentation de pression sur le syndicat. Ainsi, ces derniers jours, à la suite de la participation à une grève, une soixantaine de travailleurs de travailleurs de canne à sucre de Hft-Tappeh ont été traduits devant les tribunaux sous l’inculpation « d’agitation des travailleurs ». De même, le 24 août 2017, la branche de l’exécution des ordonnances pénales du tribunal révolutionnaire d’Andimeshk, dans un communiqué, a demandé à Monsieur Ali Nédjati, membre de la direction du syndicat, à se préparer, dans un délai de cinq jours, pour l’exécution d’une condamnation de six mois de prison sinon, il sera arrêté. Ali Nédjati a été condamné à six mois de prison pour des inculpations sans fondements. Dans le passé aussi, il avait été arrêté et incarcéré plusieurs fois et cette dernière ordonnance pénale a été émis malgré sa maladie cardiaque et la prescription médicale d’éviter les endroits stressants.Suivants les derniers rapports, il est possible que bientôt, plusieurs dizaines de travailleurs de la compagnie de canne à sucre soientt traduits devant les tribunaux à cause de leur participation aux dernières grèves. Déjà, d’autres membres de la direction du syndicat ont été convoqués. Ces grèves ont pour cause le non paiement de salaires et primes des travailleurs actifs et des retraités de l’entreprise, ainsi que leur protestation contre le processus de la privatisation de l’entreprise qui a eu comme conséquence la perte de la sécurité d’emploi des travailleurs, des retards dans le paiement de leurs salaires et l’installation permanent de forces de sécurité dans l’entreprise. Malheureusement, dans d’autres secteurs aussi ces mêmes conditions règnent ! Le syndicat des travailleurs de Sherkate-Vahed des autobus de Téhéran et Banlieue est aussi constamment soumis à ce genre de harcèlements et persécutions. En ce moment même, Monsieur Reza Shahabi, membre de la direction de ce syndicat observe une grève de la faim qu’il a commencée depuis le 9 aout 2017 à la prison de Rédjaï-Shahr.Nous demandons aux représentants élus au 27iem congrès d’I.U.F de condamner la violation permanente des droits de travailleurs en Iran ainsi que l’arrestation, le harcèlement et la persécution des travailleurs de canne à sucre de Haft-Tappeh. Votre action immédiate de même qu’une résolution urgente dans ce congrès nous seront de grand secours. Nous vous remercions beaucoup et souhaitons votre réussite et victoire. Avec notre solidarité,Le syndicat des travailleurs de canne à sucre de Haft-TappehIran, 27 aout 2017

Aux travailleurs de canne à sucre de Haft Tappeh;

Nous honorons vos luttes et vous soutenons

 A la suite des mois de grèves répétitives et l’indifférence et le mépris des patrons et des autorités publiques, face aux conditions honteuses de la vie que les capitalistes leur ont imposées, les familles excédées des travailleurs se sont jointes aux travailleurs et se sont réunies sur les voies publiques et dans les rues et coupé la route de Shoush-Indimesk. Ils ont ainsi, fait entendre leurs protestations par tous les habitants des régions. Après l’accumulation des promesses sans suites des patrons et des autorités, des négociations sans résultats avec les responsables, des pertes de temps et d’errances, ils ont demandé l’aide des travailleurs et du peuple laborieux de la ville. Mais mardi soir, ils ont été attaqués par les forces de sécurité et de l’ordre, qui ont pénétré dans leurs domiciles et arrêté 15 travailleurs pour les transférer dans un lieu inconnu. Les dernières informations indiquent une augmentation du nombre des arrestations jusqu’à 20 personnes ! Les forces de sécurité et de l’ordre, le pouvoir judiciaire, l’Etat et le patronat ont démontré une fois de plus que face à la protestation ouvrière, ils sont tous unis  pour défendre les intérêts des capitalistes, en s’appuyant sur les lois en vigueurs !

Ce système d’oppression et inhumain est imposé aux travailleurs qui n’ont pas perçu leur salaire depuis des mois et qui sont soumis à la pression des dépenses atterrantes, des dettes et de la vie par acompte (le pillage de banques et des entreprises capitalistes), ou ceux qui depuis longtemps leur carnet de santé n’ont pas été renouvelé, ou, pour les retraités d’entreprises qui n’ont pas encore perçu les avantages correspondant à leur retraite, ou ceux des travailleurs qui protestent parce que leur entreprise a été cédé au secteur privé ou bien, qu’ils demandent la libération de leur collègues emprisonnés. Comment pourra-t-on leur demander de supporter et de rester silencieux ? C’est pour cette même raison que les responsables gouvernementaux ont sans relâche essayé de faire reculer les membres de la direction du  syndicat du sucre en les frappant, les emprisonnant, les licenciant, ou en coupant leur salaire et en les accusant d’actes contraires à la sécurité et au moment même que leur peine de prison prend fin, les mettrant de nouveau en accusation ou en arrêtant les membres de leur famille ….. Tout ceci dans le but de les obliger à reculer dans leurs luttes et de mettre en échec la volonté de lutte des travailleurs de cannes à sucre ainsi que d’autres travailleurs des autres entreprises. Nous ne pouvons pas nommer une vie ces conditions humiliantes qui nous sont imposées ; c’est une mort lente que l’on ne peut ni supporter pour vivre honorablement, ni se taire face à cette destruction inhumaine ! Les revendications des travailleurs de Haft Tappeh font partie des droits les plus élémentaires que les travailleurs ont acquis par de longues luttes et pour pouvoir les  préserver et en jouir, ils n’ont pas d’autres choix que continuer encore la lutte. Les expériences leur ont appris qu’il faut utiliser la force et la puissance collective des travailleurs face au refus des patrons et de la direction de l’entreprise de respecter leurs droits et d’accepter leurs revendications. Ils doivent aussi demander l’aide des autres centres ouvriers qui ont réussi à créer leurs organisations indépendantes et leurs syndicats au prix de luttes acharnées et avec bravoure. Ils doivent aussi demander l’aide de leur famille et du peuple laborieux. La répression des protestations des travailleurs et l’attaque de domiciles, ainsi que l’arrestation des travailleurs qui luttent pour leurs revendications, est un signe d’incapacité d’un système qui ne peut s’appuyer que sur des baïonnettes. Ces répressions n’arrêteront pas la lutte de la classe ouvrière contre le système capitaliste.

Un groupe des travailleurs de pétrochimie de la région de Mahshahr et de Bandare Emam

Un groupe de travailleurs de l’axe Téhéran-Karaj

 

Travailleurs des projets de Pars du sud

Militants ouvriers de Shoush et d’IIndimeshk

Militants ouvriers du sud

Kargaran.parsjonobi@gmail.com

25 juillet 2017

 —————–

  Rassemblement à Genève le 13 juin 2017

Place des Nations de 12h à 14h

pour la défense des droits des travailleurs

et des libertés syndicales en Iran

En Iran, les travailleurs sont privés de libertés essentielles :

– le droit de faire grève,

– le droit de manifester,

– le droit de constituer des organisations syndicales.

Accusés d’avoir enfreint ces interdictions, des milliers de salariés sont arrêtés, nombre d’entre eux sont jetés en prison et certains condamnés à mort.

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent les organisations de travailleurs présentes à Genève à l’occasion de la Conférence internationale du travail 2017 à se rassembler Place des Nations pour exiger :

–    La libération des syndicalistes emprisonnés ;

          –    Le droit de constituer des syndicats indépendants en Iran ;

  • Une présence dans la délégation iranienne à la Conférence internationale du Travail de l’OIT d’organisations de travailleurs démocratiques et indépendantes du régime.

Place des Nations à Genève

Le 13 juin 2017 de 12h à 14h

Ce rassemblement permettra aux représentants syndicaux présents d’exprimer leur solidarité envers les travailleurs et

—————–

Info sur d’Iran

Plus de trois ans après l’élection de Hassan ROUHANI à la présidence de la république islamique, suivant les rapports des experts indépendants de l’économie, du travail et des relations sociales, ainsi que les statistiques truquées publiées par le gouvernement, nous constatons que le taux de chômage est en hausse tandis que le pouvoir d’achat des travailleurs et des salariés moyens et des couches inférieures de la société continue à baisser. Le pire c’est que même les rémunérations dérisoires des travailleurs ne sont pas versés  à leur terme ; les versements s’effectuent avec des retards de plusieurs mois et des fois ils sont purement et simplement oubliés ! Il est clair qu’en même temps, les cotisations sociales ne sont pas réglées et ceci crée des difficultés pour les travailleurs et leur famille dont les cartes de sécurité sociale perdent leur validité.  Les contrats de travail sont signés pour des durées de plus en plus courtes ; les embauches orales ou autrement dit, le travaille sans contrat se répand de plus en plus.  Le travaille au noir et des rémunérations plus bas que le minimum officiel prennent des proportions inouïes.

Il est donc normal que pendant cette période, nous soyons témoins d’extension et du renforcement des mouvements de grèves. De sorte que tous les jours plusieurs grèves et rassemblements ont été signalés dans divers unités de production et de service. Dernièrement, un responsable des forces de l’ordre a rapporté une augmentation de 69 % de mouvements de protestations sociales et ouvrières durant ces trois dernières années.

Parmi les mouvements de protestations qui ont eu lieu pendant ces derniers mois nous pouvons citer celui contre le projet de réforme de la loi de travail du gouvernement Rouhani. Ce projet de loi est le même que le gouvernement d’AhmadiNéjad avait préparé dans le but de rendre les contrats de travail encore plus précaires, baisser encore plus le prix de la force de travaille et de faciliter davantage le licenciement des travailleurs protestataires et insoumis. Le gouvernement Rouhani voulait faire adopter ce projet par l’assemblé tout en le remaniant pour le rendre encore plus libéral.

La pression sur les militants ouvriers et les travailleurs protestataires ainsi que l’attaque contre les rassemblements, les licenciements abusifs, les convocations devant les juges, arrestations et incarcérations ont augmenté de façon encore plus importante.

Le 5 décembre, le rassemblent des travailleurs et des chauffeurs de bus de Cherkate Vahed a été attaqué et un certain nombre de travailleurs ont été frappés, blessés et envoyé à l’hôpital et d’autres ont été arrêtés pendant plusieurs heures ! Le but du rassemblent n’était autre que la demande d’un logement à la mairie de Téhéran.

Pendant ce temps la tracasserie continue : Ismaïl Abdi a de nouveau été emprisonné. Jafar AzimZadeh et Reza Chahbi, sont mis sous pression pour retourner en prison. Behnam EbrahimZadeh, aussi, subit des pressions de plus en plus fortes en prison.

Mais, la résistance s’organise aussi dans les prisons. Arash Sadéghi et Morteza MoradPour dans les prisons d’Evine et de Tabriz, ont traversé leurs 54 ième jours de grève de la faim et d’autres prisonniers, comme Saïd ShirZad sont aussi en grève. Parmi les travailleurs, on peut citer le nom de Davoud Rafyi de « Iran Khodro » qui est toujours en prison. Le régime se montre insensible à ces grèves et on craint beaucoup pour la vie de ces grévistes. De toute façon, après des périodes aussi longues de grève de la faim, l’état de santé des grévistes sont gravement détériorés et les séquelles auront du mal à disparaître. Il est clair que le régime porte toute la responsabilité des effets néfastes sur la santé de ces personnes innocentes qui sont poussées à ce genre de luttes extrêmes pour défendre leurs droits.

 ………………………………………………………………………….

01-azar-france

Si le nom Esmail Abdi vous semble familier, c’est que je vous écris à son sujet pour la troisième fois.

Esmail est un dirigeant du syndicat des enseignants iraniens. Il a été arrêté en juin 2015 alors qu’il se rendait au Canada pour assister au congrès de l’Internationale de l’Éducation.

Nos deux précédentes campagnes ont généré plus de 19.000 messages de protestation, mais les autorités iraniennes n’en ont pas tenu compte.

Nous avons appris qu’Esmail a été condamné à six ans de prison sur des accusations falsifiées.

Son seul vrai crime est son travail en tant que défenseur des enseignants et de l’éducation.

L’Internationale de l’Éducation nous demande à nouveau d’inonder les boîtes de réception du gouvernement à Téhéran avec des messages de protestation demandant sa libération. Mr abdi Esmail

Et merci de transférer ce message à vos amis, votre famille et aux membres de votre syndicat

————————-
Mobilisation pour les travailleurs iraniens

Appel
À la Manifestation devant Palais des Nations (Genève) au siège de l’Organisation internationale de travail
(OIT) En solidarit és avec les travailleurs Iraniens

Aux Travailleurs, étudiants, et les syndicats français, notamment La CFDT, L’UNSA, Union Solidaire, La FSU et la CGT.

Camarades

Comme vous le savez bien, la crise du capitalisme traverse le monde entier. L’envergure de cette crise a mené les Etats et les grandes firmes à briser les acquis, même minimes, de la classe ouvrière, les acquis obtenus aux prix des sacrifices et luttes acharnées.

Pour garantir les intérêts d’une poignée de parasites, Ils essaient de faire porter le fardeau principal de cette crise par la classe ouvrière et les couches laborieuses, sans qu’ils aient un rôle quelconque dans l’avènement de cette situation.

La classe ouvrière française, l’authentique héritier de la commune de Paris, peuvent freiner les cupidités du pouvoir actuel qui se nomme improprement « socialiste », dans une lutte sans merci, unifié et infatigable en s’unifiant solidairement avec les travailleurs et les organisations révolutionnaires et progressistes.

Votre tâche, en tant que l’activiste ouvrier, militants travailleurs et la jeunesse et étudiants épris de la liberté en France, est de mener cette lutte en harmonie étroite avec les mouvements progressistes et avant-garde pour faire reculer les exploiteurs.

Cette tâche est une priorité pour vous, mes chers amis.

Je souhaite beaucoup de succès pour vous et vos actions.

 

Mahmoud SALEHI

Travailleurs et syndicaliste

Kurdistan, Iran


La chaine iranienne PRESS TV n’est pas un média comme un autre
PRESS TV n’est pas un média comme un autre
Version word du document concernant PRESS TV
Reza Shahabi a été confirmé phrases à un an de prison
Cinq ans de prison pour un nouveau procès Davoud Razavi, Ebrahim Madadi
Comprendre la situation actuelle
Appel Unissons-nous pour la libération immédiate des travailleurs incarcérés du cuivre de KhatounAbadet
Libérez immédiatement et sans condition les ouvriers protestataires du cuivre de Khatoon -Abad
Rohani à Paris: les syndicats français interpellent Hollande sur le sort de syndicalistes iraniens
Licenciement à Émirates – Rassemblement 18 janvier à 16h30
Campagne de Protestation contre 37 ans de crimes perpétrés par la « République Islamique d’Iran »
Le président iranien Hassan Rohani est attendu les 27 et 28 janvier à ParisParis, le 9 novembre 2015
Soutenons les revendications de Mahmoud Beheshti Langroodi pour qu’il mette fin à sa grève de la faim
INFO: (Un enseignant En Gréve )Mr Behechti
Chers Amies et Amis syndicalistes français
Madadi Comprendre la situation actuelle